Actualité politique du Territoire de Belfort Cantonales 2011 Vie municipale
Dans une démarche qui se veut probablement gaullienne, Jean-Pierre Chevènement vient de remettre au préfet sa lettre de démission en tant que Maire de Belfort.
C'est ce qu'il appelle "tirer les conclusions" de son échec aux législatives.
Les Radicaux souhaitaient que l'ancien ministre d'Etat, qui a marqué la ville et toute la région de sa forte empreinte, retrouve le siège de député perdu en 2002. La fédération 90 du P.R.G. avait appelé à soutenir sa candidature et à voter pour lui. Ils regrettent donc que les électeurs en aient décidé autrement. Mais ils regrettent encore plus la décision de J.P. Chevènement de quitter la direction de la ville.
La raison première est que, dans une élection nationale, les citoyens ne se prononcent pas pour ou contre la personne d'un candidat, mais pour une ligne politique gouvernementale. De ce fait, il n'y a aucune raison de considérer un échec aux législatives comme un désaveu de la politique suivie au plan local.
La seconde est que, de la même façon qu'un candidat n'est pas propriétaire des voix que le suffrage universel lui accorde, un élu local n'est pas un potentat. Ses mandants ne lui doivent rien. C'est plutôt l'inverse. Et si conséquence doit être tirée, encore convient-il de se poser les bonnes questions.