Actualité politique du Territoire de Belfort Cantonales 2011 Vie municipale
Le verdict de Rachida Dati est tombé lundi.
Dans l'ensemble de la France, un grand nombre d'instances judiciaires ont été regroupées.
C'est lundi que le Garde des Sceaux, en déplacement à Colmar, a annoncé les suppressions. A la Cour d'Appel, R. Dati a rencontré les bâtonniers du grand Est. Mais ceux-ci ont claqué la porte. Un grand nombre d'avocats l'ont attendue devant les grilles de la Préfecture, munis de banderoles mais ils ont été maintenus à "bonne distance" par les forces de l'ordre. Une femme aurait été légèrement blessée au cours d'une bousculade. Parmi les manifestants, une très forte délégation de Franche-Comté.
En effet, c'est notre région qui a été la plus fortement touchée, avec les suppressions des TGI de Dole et de Lure et des Tribunaux d'Instance d'Arbois, Baume-les-Dames, Gray et Luxeuil.
Un grand soulagement pour le Territoire : Belfort conservera son TGI. Les Radicaux s'en réjouissent et félicitent les professionnels qui se sont fortement impliqués dans la bagarre pour le maintien, et à leur tête, le bâtonnier de Belfort, Me René Saïah.
Après sa spectaculaire volte-face, le député D. Meslot ne manquera pas probablement de faire savoir qu'il est intervenu personnellement auprès de la chancellerie pour qu'on épargne le tribunal de son département... Mais personne n'oubliera qu'auparavant il s'était vanté d'avoir suggéré le regroupement avec Montbéliard.
D'ailleurs, certains parlementaires de la majorité, comme J.L. Reitzer à Altkirch - et la presque totalité de ses collègues alsaciens - était monté au créneau. En vain. On ne peut pas imaginer pour autant qu'ils aient moins d'entregent que le député de Belfort. Chez nos voisins, seul J.L. Christ, le député de Ribeauvillé, persiste , rappelant avec cynisme que " la réforme de la carte judiciaire était une promesse du Président de la République ", comme s'il s'agissait d'un acquis. Ce n'est apparemment pas l'avis de ses collègues, le premier cité n'hésitant pas à parlaer de " coup de poignard dans le dos " et le maire de Saint-Louis affirmant que la ministre " a tout faux, à la fois sur la méthode et sur l'opportunité de la réforme ".
Pour le Territoire, soulignons que l'enjeu était de taille car, s'il avait perdu son TGI, il aurait été le seul département à dépendre de son voisin en matière de Justice et ç'aurait été la porte ouverte à d'autres regroupements administratifs, préfigurant à terme sa disparition pure et simple.