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Actualité politique du Territoire de Belfort Cantonales 2011 Vie municipale

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Au sujet du ralliement radical à l'Alliance pour Belfort

   Après son communiqué de presse - forcément concis - le Bureau fédéral PRG 90 se doit d'exposer les arguments qui ont déterminé sa décision.logo-20prg-203-1.jpg
   Tout d'abord, il faut souligner que l'entretien de C. Leblanc avec E. Butzbach s'est déroulé dans un esprit franc et cordial. La méthode de travail proposée par le maire de Belfort n'était pas de nature à soulever d'objections de la part des Radicaux. Pour sa part, E. Butzbach s'est déclaré ouvert à la participation de membres du PRG à sa liste, affirmant qu'au plan de nos desiderata, " tout était négociable ", ce qui laissait entendre - sans toutefois le dire - qu'il pourrait accepter qu'un Radical entre au Bureau Municipal en qualité d'adjoint.
   Par contre, il s'est montré bien plus réservé concernant le partage des responsabilités avec le Parti Socialiste. Le représentant radical a souligné qu'il lui semblait que la condition sine qua non d'un ralliement des Socialistes était que l'on leur propose la présidence de la Communauté d'Agglomération. Sur ce point, E. Butzbach s'est montré très réservé, réaffirmant que la responsabilité de maire était étroitement liée au fonctionnement de la C.A.B. Il s'est cependant déclaré prêt à proposer au P.S. le poste de premier adjoint et de lui céder la présidence de la Communauté après trois ans de fonctionnement, s'il s'avérait que P.S. et M.R.C. pouvaient travailler de façon constructive.
   Dans les discussions avec Bruno Kern, le candidat socialiste s'est clairement engagé, s'il était élu, à laisser cette présidence au M.R.C. Il a accepté également d'associer le P.R.G. au Bureau Municipal et bien sûr à l'élaboration du programme, trouvant normale aussi la présence d'un autre radical au sein du Conseil Municipal.
   Le Bureau fédéral a été sensible à ces engagements formels. Mais surtout, il a été choqué par les propos de J.P. Chevènement parus la semaine précédente dans l'Est Républicain. Il s'est rappelé que l'ancien maire de Belfort avait refusé une co-présidence radicale au Comité de soutien des Présidentielles, et aussi le droit de s'exprimer dans les conférences de presse, au motif que le PRG n'avait pas d'élus. Et au moment de constituer une équipe pour l'avenir, il persiste à refuser en bloc les Verts et le P.R.G. Son intervention intempestive dans le débat, alors qu'il s'est retiré du jeu, semble démontrer que le président d'honneur du M.R.C. entend bien continuer à "tirer les ficelles". De surcroît, elle affaiblit le maire dans sa mission de négociateur et laisse planer un doute sérieux sur la volonté de son parti de tenir ses engagements par la suite.
   En conséquence, le PRG 90 a considéré que les propositions de Bruno Kern étaient davantage crédibles et que son désir d'ouverture paraissait plus évident. Il a été souligné que sa décision ne devait en aucun cas être interprétée comme une mise en cause de la bonne volonté d'E. Butzbach dont les qualités personnelles sont indéniables mais qu'elle intervenait du fait qu'il n'était pas certain que le maire soit en mesure de faire partager son analyse et ses choix par ses camarades.
   Le Bureau fédéral du P.R.G. 90 a donc opté pour une participation à l'Alliance pour Belfort, avec le P.S. et les Verts. Il a souhaité qu'un appel soit lancé au M.R.C. et au P.C. à rejoindre la liste et demandé au président de veiller à ce qu'une juste place leur soit réservée au sein de celle-ci.

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