Par Bureau Fédéral du Territoire de Belfort
Cette fois, on ne peut plus parler de révolte des banlieues. Il ne s'agit plus même d'émeutes, mais véritablement de guérilla. Le mot, employé par le Premier Ministre n'est pas trop fort. Lorsqu'on incendie des véhicules, des commerces et des équipemenrs publics, qu'on empêche les pompiers d'intervenir et qu'on tire sur la police, on en est bien là.
Ce qui est déplorable également, c'est qu'on s'en prenne aux écoles et au bibliothèques, qui symbolisent la promotion individuelle des citoyens et l'égalité des chances dans notre société.
On peut philosopher longuement sur le malaise des banlieues. Cela peut expliquer les causes des événements, mais n'excuse en aucun cas leurs auteurs. Les personnes interpellées devront être jugées en tenant compte de leurs droits, mais aussi être punies avec la plus grande rigueur si elles sont reconnues coupables.
Dans cette affaire, un coupable ne sera cependant pas jugé : l'Etat. Depuis l'an dernier, tous les marqueurs sont au rouge et rien n'a été fait pour éradiquer le mal. Il serait temps que le problème, éminemment social, soit pris en compte par ceux qui ont la charge de l'Etat. Sinon, les nuits rouges de Villiers risquent de s'étendre partout en France.