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Le président de la République Nicolas Sarkozy a tenu jeudi sur France 2 et TF1 un discours de fermeté vis-à-vis des "voyous" qui s'en sont pris aux forces de l'ordre à Villiers-le-Bel et proposé notamment la "monétisation des RTT" pour augmenter le pouvoir d'achat.
Dans son interview sur France 2 et TF 1, le président de la République a voulu se montrer ferme à l'égard des voyous qui tirent sur des fonctionnaires de police et incendient des écoles et des bibliothèques.
Il a promis que la justice retrouverait "un par un" les gens qui ont tiré sur les policiers, et qu'ils seraient traduits "en cour d'assises".
Tout en reconnaissant les difficultés matérielles qui existent en banlieues, il s'est refusé à dire que les émeutes avaient une origine sociale, soutenant que les émeutiers étaient "des voyous déstructurés, prêts à tout" et "des trafiquants".
Pour le reste, "il y a le malaise social, il y a une immigration qui pendant des années n'a pas été maîtrisée, des ghettos qui ont été créés des personnes qui ne se sont pas intégrées", a-t-il ajouté.
Concernant le pouvoir d'achat, M. Sarkozy a repris un thème qui lui est cher : "la seule façon de répondre à cette question, c'est de permettre aux gens de travailler plus et de gagner plus", tout en reconnaissant qu'il "n'y pas d'argent" dans les caisses publiques.
M. Sarkozy a ainsi proposé la "monétisation des RTT", que les salariés et les fonctionnaires pourraient se faire payer après accord avec l'employeur.
Il a préconisé le travail du dimanche, à condition que les salariés soient "payés le double" et sur la base du "volontariat". Pour les fonctionnaires, il a promis que bientôt les heures supplémentaires feraient l'objet d'un tarif majoré.
Le chef de l'Etat a souhaité que dans les entreprises de moins de cinquante salariés, où il n'y a pas de participation, les éventuelles primes aux salariés "puissent être défiscalisées de cotisations sociales".
Mais il s'est aussi prononcé pour une indexation des loyers sur "l'indice des prix" et non sur l'indice des prix à la construction. Il s'est dit favorable à la réduction à un mois des dépôts de garantie exigés par les propriéraires-bailleurs, un système de "mutualisation publique" permettant de remplacer la caution du locataire.
Il s'est engagé à réunir les partenaires sociaux afin de fixer une conférence sur l'agenda social de 2008 à la mi-décembre. Il sera aussi discuté de la "sécurisation des parcours professionnels", pour "donner davantage de flexibilité aux entreprises" et "en même temps davantage de garanties aux salariés".
Pour juguler la grogne estudiantine, l'Etat vendra 3% du capital d'EDF et l'argent financera "un plan d'investissement" de 5 milliards dans les universités françaises, permettant l'amélioration des locaux dans l'enseignement supérieur et la création de logements dans les cités universitaires.