Actualité politique du Territoire de Belfort Cantonales 2011 Vie municipale
Avec un personnage de la trempe de Kadhafi, il ne fallait guère s'attendre à autre chose.
En dépit des réceptions en trompe-l'oeil, des tapis rouges et des sourires convenus, les franches discussions sur des sujets sensibles ne pouvaient qu'aboutir à des polémiques.
Chacun a en tête la passe d'armes au sujet des droits de l'Homme : Nicolas Sarkozy affirme avoir demandé au président lybien de faire un effort à ce niveau et ce dernier prétend n'avoir pas abordé le sujet avec son hôte français. Un peu plus tard, il enfonce le clou devant les membres de la communauté africaine, laissant entendre que la France elle-même aurait des progrès à réaliser à l'égard de ses immigrés.
Interrogé sur France 2, Kadhafi affirme avec aplomb qu'il n'y a pas de prisonniers politiques dans son pays. Mieux encore : lui-même ne pourrait avoir aucune responsabilité puisqu'il ne serait, à l'entendre, qu'un président style 3ème République et n'orienterait pas la politique de son pays. A l'écouter, la Lybie serait une république autogestionnaire dont les décisions seraient prises par les citoyens eux-mêmes.
Cherchez le menteur !
En France, nous avons eu "Super-menteur" dont le successeur a su prendre les leçons. Mais à côté de leur homologue lybien, ils font figure d'enfants de choeur.
(Image fonds Reuters : Sarkozy paraît désolé)