L'EST REPUBLICAIN du 17 janvier rend compte du meeting de Meslot.
Il titre : "Cent dix propositions : Candidat de l'UMP, Damien Meslot a décliné sa vision de Belfort devant 600 personnes, jeudi soir à la salle des fêtes. Catalogue."
Que la formulation est pertinente ! Loin d'être un projet pour Belfort, le programme du député-candidat est un "catalogue" de promesses intenables, puisqu'il renchérit sur la Municipalité sortante en doublant le réseau cyclable, les parkings souterrains, les espaces verts, l'effectif de la police municipale... et en augmentant les subventions aux clubs du 3ème âge.
Meslot voit grand, Meslot voit double !
Comment réussirait-t-il à financer tout cela, alors qu'il préconise une réduction de la taxe professionnelle et une "limitation" de la hausse des impôts locaux ? Il parle bien d'une globalisation des frais d'investissement en rapprochant les communautés d'agglo de Belfort et Montbéliard (il nous pique une idée). Or chacun sait que ce qui plombe les finances communales, ce n'est pas l'investissement, mais le fonctionnement.
Son projet sportif vise essentiellement la pratique de haut niveau (du pain et des jeux) : pas grand chose de neuf en direction des jeunes, qui ont besoin de s'investir dans des pratiques saines et valorisantes. Quant à la culture, il doit écrire le mot avec un grand Q : le doublement des festivals populaires risquerait d'être extrêmement coûteux et très pauvre au plan culturel. Accordons-lui le fait que certains aspects de la culture à Belfort sont quelque peu élitistes : L'Alliance proposera prochainement un rééquilibrage.
La trouvaille de Meslot : distributon gratuite de détecteurs d'incendie dans tous les foyers : cette mesure coûterait 1 600 000 euros. Les finances communales pourraient-elles supporter une telle charge, dans la perspective d'un gel de la fiscalité locale ? Meslot promet : Meslot est conseilleur, mais pas payeur. C'est bien connu.
Quant aux 600 personnes présentes au meeting du député-candidat, il y a fortement lieu de douter qu'il s'agit uniquement de Belfortains. On connaît la capacité de l'UMP de mobiliser ses gens dans tout un département, voire une région. Pas de quoi être impressionné : Damien Meslot prend modèle sur son patron (Siège social : 55, rue du Fg Saint-Honoré, Paris -8ème-).
La "Force tranquille" au niveau de notre ville, c'est Bruno KERN qui l'incarne, avec L'Alliance du PS, des Verts et du PRG. Avec son sloggan "Changeons d'ère", il résume toute une politique : nous sommes passés dans le 3ème millénaire, il est temps de changer les comportements... et de dynamiser l'aire urbaine, qui préfigure l'avenir de notre région.
Christian Leblanc, Président de la Fédération du P.R.G. du Territoire-de-Belfort