Convoqué hier matin par le juge d'instruction de Colmar, notre colistier s'est vu notifier une mise en examen pour avoir insulté huit fonctionnaires de police lors de la visite de Rachida Dati dans cette ville. Alain Dreyfus-Schmitt a reconnu les faits, rappelant qu'ils ont été consécutifs à l'agression d'une consoeur par la police.
Pour protester contre le transfert du TGI de Belfort, les avocats ont tenté de contourner un barrage, afin de se rapprocher de la cour d'appel. L'avocate belfortaine a été projetée à terre, traînée au sol et gazée à la bombe lacrymogène. Les policiers nient les voies de fait pourtant confirmées par les témoins. Alain Dreyfus-Schmitt se justifie en arguant de la colère qu'a provoquée en lui la violence policière.
Il se pourrait que la police ait porté plainte après avoir appris que l'avocate l'avait fait elle-même auparavant.
A.D.S. risque jusqu'à 1000 € d'amende.
Curieuse, cette justice à géométrie variable, qui inculpe un avocat pour avoir insulté des policiers qui emploient des moyens disproportionnés et oublie de le faire pour le magistrat franc-comtois qui a frappé une journaliste et cassé le micro qu'elle lui tendait pour qu'il s'exprime.