Actualité politique du Territoire de Belfort Cantonales 2011 Vie municipale
A la suite des scrutins municipaux et cantonaux de mars 2008, le Parti radical de gauche a tenu son Comité directeur. C'était mercredi dernier, à la Maison de la Chimie à Paris.
Au PRG, le Comité directeur est en quelque sorte le parlement du parti. Il réunit les representants des départements et détermine les orientations à venir, sur proposition du Président et du Bureau National.
Trois points essentiels étaient à l'ordre du jour : le bilan consécutif aux élections de mars 2008, la préparation du Congrès qui aura lieu en mai prochain et l'approbation de décisions disciplinaires.
En ouverture de séance, Jean-Michel BAYLET confirme que les scrutins de mars marquent un vote-sanction à l'égard de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement. Dans l'ensemble, le Parti radical de gauche en a profité, à l'instar des autres formations de l'opposition, en dépit de quelques déceptions, comme la perte de deux villes, dont Villeneuve-Saint-Georges à la suite du départ pour convenance personnelle de R.G. Schwartzenberg.
Le président du P.R.G. a déploré le comportement de nos alliés socialistes : pour la première fois depuis des décennies, il n'y a pas eu de rencontre de nos formations entre les deux tours. Par ailleurs, les Socialistes ont décidé de se maintenir, contre un candidat radical, en plusieurs endroits. Le cas le plus patent est celui du Conseil général des Pyrénées où le P.S. a fait échec au président radical sortant au bénéfice d'une candidate de 71 ans. J.M. BAYLET a estimé qu'il y avait dans ces comportements "une nouveauté préoccupante et une faute politique, car le P.S. a failli dans sa vocation de parti fédérateur". Il a l'impression que le P.S. n'a plus de stratégie, que c'est un parti politique qui va à vau l'eau, laissant ses fédérations régler localement les problèmes qui relèvent de décisions nationales. "Nous somms dans une sorte de balkanisation, a-t-il lancé, où les départements font ce qu'ils veulent". C'est pourquoi il a demandé au Comité directeur d'avaliser la décision de ne pas participer au "pseudo sommet de la gauche, dont la seule orientation politique consiste à gommer les disparités pour prendre la photo en fin de réunion".
Enfin, il a appelé les militants, et surtout les élus, à se mobiliser, à défendre les valeurs qui nous sont propres, dans la perspective du Congrès qui se tiendra les 16-17 et 18 avril prochains à Paris.