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Les syndicats lycéens ont appelé jeudi 27 mars à l’amplification de la mobilisation contre les milliers de suppressions de postes.
Des manifestations ont déjà eu lieu jeudi, essentiellement en région parisienne, et ont été qualifiées de "succès" par les syndicats lycéens.
L’appel à rejoindre la mobilisation des enseignants de l'académie de Créteil a été suivi par les lycéens venus de dizaines d'établissements de banlieue manifester à Paris "contre la casse de l'Education". Entre 4 600 participants, dont 3 900 lycéens, (selon la police) et 6 000 selon les syndicats ont manifesté.
"On appelle à une manifestation de lycéens dans toute la France mardi contre les suppressions de postes", a déclaré la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl).
L'Union nationale lycéenne (UNL) a demandé dans un communiqué "l'ouverture d'un véritable dialogue avec le gouvernement qui devra répondre aux questions des lycéens" sur les 8 830 suppressions de postes d'enseignants prévues à la rentrée 2008 et sur la généralisation du bac professionnel en 3 ans, autre pomme de discorde.
Comme les lycéens, les organisations de personnels réclament un "collectif budgétaire" pour "rétablir" les postes supprimés et cesser l'augmentation du nombre d'heures supplémentaires qui permettent aux académies d'"économiser 3 200 postes", ainsi que l'abandon de la réforme du bac pro.
Ils ont reçu notamment dans la manifestation parisienne le soutien du Sgen-CFDT, et dans un communiqué, celui du Snalc-CSEN, syndicat classé à droite, pour qui le ministère de l'Education "prend le risque de créer le plus large front unitaire, parents, élèves et professeurs réunis, jamais enregistré dans l'Education nationale".