
L'intervention du Chef de l'Etat, mercredi 18 février, n'a visiblement pas satisfait les syndicats, et probablement pas les Français non plus.
La modestie de l'enveloppe annoncée pour soutenir les moins favorisés et relancer la consommation n'a rien à voir avec l'attente de nos concitoyens.
Pour habiller tout cela, N. Sarkozy a entonné un couplet sur la juste répartition des bénéfices entre actionnaires et employés auquel il n'y a pas grand chose à redire. A la limite, ce discours aurait pu même sortir de la bouche d'un homme de gauche.
Cependant, on ne s'y trompera pas : les décisions prises l'ont été dans le sens souhaité par le patronnat. Quant au reste, il s'agit davantage de voeux pieux qui n'engagent, selon la formule bien connue, que ceux qui voudront bien y croire.