Actualité politique du Territoire de Belfort Cantonales 2011 Vie municipale
Un citoyen de l'Isère, enseignant à la retraite et "accessoirement" grand-père, m'a adressé le double du courrier qu'il a envoyé à son député, suite à l'arrestation récente de très jeunes enfants. Son indignation n'a d'égale que la passion qu'il avait pour son métier et le respect qu'il voue à l'enfance. Monsieur le Député,
Peut-être avez-vous pris conscience de la gravité des interventions policières, répressives et non protectrices, dans les établissements scolaires. Contrairement aux affirmations de M. DOUTRE, directeur départemental de la Sécurité publique, l’interpellation policière d’un petit bonhomme de 6 ans ne saurait être faite avec "discernement" : elle constitue une violence traumatisante irrémédiable qui mériterait elle-même pour ceux qui l’ont ordonnée, exécutée ou assumée les plus sévères sanctions. A ma connaissance, le désaveu de M. DARCOS est purement verbal : « les agents de la force publique » destinés à combattre la violence en milieu scolaire seront-ils aussi habilités à contrer la violence policière ?
Dans le film “De Nuremberg à Nuremberg”, il y a une image de deux petites filles, étoile jaune sur la poitrine, prêtes à l’embarquement dans le wagon à bestiaux qui les conduira à Auschwitz. Est-ce cette tradition-là de la police française que notre gouvernement veut réhabiliter ?
Je vous demande simplement (que le Parti socialiste ne laisse pas sans réagir de tels comportements et) que la représentation nationale intervienne pour que “la chasse à l’enfant” – pour citer Prévert - ne devienne pas un mode normal de gestion par la peur des problèmes de notre pays.