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Actualité politique du Territoire de Belfort Cantonales 2011 Vie municipale

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Commémoration au Moulin de la Caille

   Ce dimanche, 16 août 2009, commémoration à Montreux-Jeune (Haut-Rhin), de la 1ère bataille de 1914 dans notre région.
   Le 35ème d'artillerie avait envoyé, dans un des premiers villages d'Alsace, un fort contingent dont la mission était d'interdire à l'armée allemande l'accès à la proximité de la place forte de Belfort.
   Prenant les Français de surprise, l'armée allemande anéantit en grande partie les représentants du 35ème et se retire, laissant elle-même un nombre considérable de
victimes.
   Une première bataille "pour rien"...Parmi les 235 morts du régiment de Belfort, un certain soldat Lenoir, maréchal-ferrand dans un village du Haut-Doubs, qui, au moment de quitter son épouse, lui avait dit: "Tu ne me reverras plus"... Effectivement, ces paroles devaient sceller son destin, il avait été une des premières victimes de la Grande Guerre. Ce matin, son arrière petit-fils lui a rendu hommage avant que ne débute l'office religieux. 
  Parmi les personnalités extérieures à sa commune, Michel Herrgott, maire de Montreux-Jeune, accueillait le sous-préfet d'Altkirch, le commandant de la place de Belfort, le député Damien Meslot et de nombreux maires et élus du Territoire et du Haut-Rhin. Christian Leblanc, président de la fédération PRG du Territoire de Belfort, dont  la grand-mère et l'arrière grand-mère habitaient la maison familiale de Montreux-Jeune, ce 13 août, représentait le groupe Unis pour Belfort. Il se souvient de leur témoignage... " Quand les Français ont libéré le village, au lendemain de la déclaration de la guerre (cf. La chanson de l'Alsace,de Théodore Botrel, l'auteur de la Paimpolaise" : Le lendemain c'était dimanche
D'un talon sonore et joyeux
Nous martelions la route blanche
Qui descend jusqu'à Montreux-Vieux
..."), la joie était mêlée de crainte : "Nous avons perdu, avait dit sa grand-mère", en voyant nos piou-pious dans leurs habits clinquants, alors que l'armée allemande avait déjà adopté des uniformes caquis... C'était dimanche de fête au village et les Français n'ont pas pris le temps de préparer des positions de combat. Selon la rumeur populaire, les Allemands, conduits par un "traitre" de Romagny, ont surgi de la forêt qui sépare Montreux-Jeune de Chavannes-les-Grands. La bataille a duré tout l'après-midi et jusqu'au début de la nuit. Les officiers français avaient bien recommandé aux civils de se réfugier dans leur cave. Cela n'avait empêché mon arrière grand-mère d'aller "cuire" du café pour les militaires postés autour de sa maison... au grand dam du lieutenant qui était sur place.
   Quand le  feu a cessé, et que les Allemands se sont repliés sur Dannemarie, les hommes du village, ont sorti les brouettes pour porter secours aux blessés qui appelaient à l'aide leur maman, qu'ils soient Allemands ou Français, et relever les morts, toute la nuit. Montreux-Jeune, anciennement du canton de Fontaine, village "walch", c'est à dire dont les habitants parlaient en majorité le patois franc-comtois, était libéré de l'emprise allemande"
    Mais à quel prix ?
    Les derniers habitants originaires du village ,et qui sont proches de témoins occulaires de cette "histoire," restent marqués par cette bataille qui s'est déroulée sur les champs et les prés de leurs parents ou grand-parents.
   C'est pourquoi, bien que la plupart d'entre eux se sentent désormais citoyens de l'Europe, ils restent fidèles à l'Histoire, dans la mesure où celle-ci peut permettre à l'Humanité d'évoluer dans le sens de la paix.

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