Actualité politique du Territoire de Belfort Cantonales 2011 Vie municipale
Sanglots longs et langue de bois
L’allocution du Président de la République, ce dimanche soir à 20 heures, ne nous a pas appris grand-chose.
. Jacques Chirac ne sera pas candidat à sa propre succession.
. Jacques Chirac aime la France passionnément.
. Jacques Chirac nous aime, puisque nous sommes Français.
. Jacques Chirac continuera à servir la France, différemment (veuillez comprendre : je ferai chier Sarko s’il est élu)
. Jacques Chirac a réduit le chômage et les inégalités.
. Jacques Chirac donnera son avis sur le bon candidat en temps utile (ne doutons pas qu’il désignera l’un de ses nains de jardin, mais pas sûr qu’il lui facilite la tâche…)
Niveau bilan, il fallait s’y attendre… Positif + +.
Jacques Chirac est « Fier d'avoir conduit des réformes importantes, pour garantir nos retraites ou mieux aider les personnes âgées dépendantes et les personnes handicapées »
Traduction : Vous travaillerez plus vieux, même s’il faut bosser plus longtemps que ne le prévoyait votre contrat d’embauche initial. Il n’y a pas d’argent pour les « vieux », mais les collectivités locales sont désormais responsabilisées. Donc ne pas s’étonner si les impôts locaux augmentent
Jacques Chirac affirme : « Le vrai combat de la France, le beau combat de la France, c'est celui de l'unité, c'est celui de la cohésion. Oui, la France est riche de sa diversité ! Oui, l'honneur de la politique, c'est d'agir d'abord pour l'égalité des chances... Oui, la France est riche de sa diversité ! Oui, l'honneur de la politique, c'est d'agir d'abord pour l'égalité des chances ! »
Traduction : Gaffe Nico ! J’ai vendu l’Huma-dimanche avec des potes quand j’étais jeune, donc je t’aurai à l’œil. Fais ce que je pense, pas ce que j’ai fait.
Tant qu’il fallait imposer sa propre image de marque, Jacques Chirac devait ménager des tas de gens et des tas d’intérêts… Seul moyen d’assurer sa réélection. Maintenant qu’il n’est plus candidat, il n’en a plus rien à cirer…
Mais comme il souhaite que son image reste gravée dans la mémoire collective, il lance deux messages : l’un pour soutenir le développement des pays du tiers monde : « … il serait immoral et dangereux de laisser, sous l'effet d'un libéralisme sans frein, se creuser le fossé entre une partie du monde de plus en plus riche et des milliards d'hommes, de femmes et d'enfants abandonnés à la misère et au désespoir. », l’autre en faveur de l’environnement planétaire.
Enfin ( et c'est là certainement le plus intéressant), il met en garde les Français contre toute tentation de composer avec l'extrême-droite ( T'as bien entendu, Sarko ? ). Comme quoi il ne faut jamais désespérer : s’il avait pu faire deux ou trois mandats de plus, Jacques Chirac serait devenu vraiment un président consensuel.