La Franche-Comté pratiquait encore de façon courante son propre langage véhiculaire, le Franc-Comtois, voici une quarantaine d'années. S'il a tendance à se perdre, le patois comtois conserve d'ardents défenseurs, qui sont réunis en association. Chaque année, ils se retrouvent dans une commune différente du Territoire-de-Belfort. Le dimanche 1er juin, c'était à Lepuix-Neuf, dans le Sud-Territoire. Messe, apéritif, banquet, histoires drôles et chants en patois étaient au programme. Des patoisants du Doubs et de la Haute-Saône étaient également de la partie. Pas seulement d'ailleurs : tous les ans, un groupe de la Fédération des patoisants du Canton de Jura (Suisse) les rejoint. Car le Franc-Comtois est également parlé du côté d'Alle et de Porrentruy. Et peut-être y est-il encore plus vivace que chez nous. Toujours est-il que ces Suisses sont de joyeux convives, de grands bavards et d'excellents chanteurs. La Chorale de l'Amitié de Chavannes-sur-l'Etang (Haut-Rhin) assurait la partie artistique, avec un répertoire pour moitié de chansons populaires, mais aussi pour l'autre, de chants traditionnels en patois. La Chorale de l'Amitié est la seule formation d'Alsace à chanter en Comtois, car ce village, limitrophe du Territoire, est de tradition "welsche", c'est-à-dire francophone. Autant dire que le succès était assuré. Au programme : - L'important c'est la Rose, de G. Bécaud - L'âne croqué et troqué (patois de Pont-de-Roide) - L'virlitout (musique de Lagarce, paroles de Resener) - Les Corons, de P. Bachelet - Sur la Place, de J. Brel
- Lai mairtche des ailouattes di Tchézâ (musique de L. Hodapp, paroles de René Pierre)
- Le piaîji d'être e tâle (pairôles d'Ugéne, musique de F. Monnin) - Comme tout le monde (arrangement de L. Hodapp)